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SAVING PRIVATE RYAN (IL FAUT SAUVER LE
SOLDAT RYAN)
La fraternité dans l'unité "Vous devez vous préparer à un débarquement en Europe, car à moins d'aller combattre Hitler et de vaincre ses armées sur le continent, jamais nous ne gagnerons cette
guerre." Tout aura été dit à l'époque de sa sortie sur cette fameuse scène du débarquement, nul besoin d'en dire plus, concluons l'affaire en un seul mot : anthologique. Certains reporters n'ont pas encore dû se remettre du fait qu'au travers d'une fiction quasi "réelle", Spielberg ait su retranscrire la guerre avec plus de véracité que ceux qui la couvrent sur le terrain. Mettons aussi fin aux mauvaises langues qui affirmaient fièrement que le film de Spielberg ne supportait pas la comparaison avec celui de Malick, The Thin Red Line, sorti quelques mois plus tard. A défaut de pouvoir prouver le contraire, un champ de guerre n'a jamais été un endroit voué aux questions métaphysiques mais à l'instinct de survie. De ce côté, Saving Private Ryan enterre profondément son concurrent, qui n'en est d'ailleurs pas un même s'il fallait bien que les médias fissent leurs choux gras (dont d'ailleurs certains journaux ciné). er ; huit soldats, huit hommes de la même unité avec le même but. La guerre éveille la fraternité, la mort d'un membre équivaut alors à perdre un frère. Il n'est donc pas étonnant de voir les soldats de l'escouade se livrer intimement en parlant de leur mère, une mère commune comme des frères, une mère si durement quittée que les soldats n'auront de cesse d'appeler dans leur agonie. Il n'est donc pas étonnant que Ryan refuse de suivre ses "sauveurs" lorsque ces derniers le retrouvent enfin. La seule famille qui lui reste sont ses frères d'armes, il le dira lui-même pendant le film. C'est ce qui va aussi pousser l'escouade à conduire sa mission jusqu'au bout, par solidarité fraternelle et ramènera finalement chacun, derrière le masque horrible de la guerre, à un visage humain. C'était là bien le but de Saving Private Ryan. Cédric Gentaz
Coffret double disque : Disque 1 : film, chapitrages. Disque 2 : making of "Into the beach" (25 minutes), bandes annonces, notes de production. en savoir plus sur Steven Spielberg : sa filmographie
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