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SAVING PRIVATE RYAN

SAVING PRIVATE RYAN (IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN) 
U.S.A., 1998, de Steven Spielberg, avec Tom Hanks, Matt Damon, Edwards Burns, Tom Sizemore....
Pitch : 6 Juin 1944, débarquement des forces alliées en Normandie à Omaha Beach. Des milliers de soldats déferlent sur les plages dans l'horreur et la panique. Le capitaine Miller (Tom Hanks) mène sous son commandement une unité et réussit à creuser une entrée derrière la barrière de feu allemande. Peu après avoir survécu au D-Day, Miller reçoit une mission de ses supérieurs : aller derrière les lignes ennemies afin de ramener vivant au pays James Ryan (Matt Damon), dont les trois frères sont morts au combat. Une escouade de huit hommes est alors formée afin d'en sauver un seul. 

 

La fraternité dans l'unité

"Vous devez vous préparer à un débarquement en Europe, car à moins d'aller combattre Hitler et de vaincre ses armées sur le continent, jamais nous ne gagnerons cette guerre."
                                                                                                    Winston Churchill, octobre 1941

    C'est un fait, notre liberté a été chèrement payée par la vie de soldats américains. Et, on le sait bien, ce sacrifice n'a pas de prix. Il ne faut pourtant pas oublier tous les soldats anglais, canadiens, polonais, norvégiens, français (de la France libre) et bien d'autres qui ont participé à cette libération historique. Le but de Spielberg était bien évidemment de rendre hommage à ces combattants par devoir de mémoire mais aussi réaliser une expérience cinématographique d'une force absolue. Filmer la guerre comme un documentaire d'époque, sans compromis avec l'authenticité singulière de l'horreur et du chaos, de la confusion d'une explosion, d'odeurs de sang versé sur le sable, d'une balle qui traverse la chair, d'hommes réduits à leur plus simple expression : vaincre ou mourir. 

    Tout aura été dit à l'époque de sa sortie sur cette fameuse scène du débarquement, nul besoin d'en dire plus, concluons l'affaire en un seul mot : anthologique. Certains reporters n'ont pas encore dû se remettre du fait qu'au travers d'une fiction quasi "réelle", Spielberg ait su retranscrire la guerre avec plus de véracité que ceux qui la couvrent sur le terrain. Mettons aussi fin aux mauvaises langues qui affirmaient fièrement que le film de Spielberg ne supportait pas la comparaison avec celui de Malick, The Thin Red Line, sorti quelques mois plus tard. A défaut de pouvoir prouver le contraire, un champ de guerre n'a jamais été un endroit voué aux questions métaphysiques mais à l'instinct de survie. De ce côté, Saving Private Ryan enterre profondément son concurrent, qui n'en est d'ailleurs pas un même s'il fallait bien que les médias fissent leurs choux gras (dont d'ailleurs certains journaux ciné). 

    er ; huit soldats, huit hommes de la même unité avec le même but. La guerre éveille la fraternité, la mort d'un membre équivaut alors à perdre un frère. Il n'est donc pas étonnant de voir les soldats de l'escouade se livrer intimement en parlant de leur mère, une mère commune comme des frères, une mère si durement quittée que les soldats n'auront de cesse d'appeler dans leur agonie. Il n'est donc pas étonnant que Ryan refuse de suivre ses "sauveurs" lorsque ces derniers le retrouvent enfin. La seule famille qui lui reste sont ses frères d'armes, il le dira lui-même pendant le film. C'est ce qui va aussi pousser l'escouade à conduire sa mission jusqu'au bout, par solidarité fraternelle et ramènera finalement chacun, derrière le masque horrible de la guerre, à un visage humain. C'était là bien le but de Saving Private Ryan. Cédric Gentaz

 

Coffret double disque : Disque 1 : film, chapitrages. Disque 2 : making of "Into the beach" (25 minutes), bandes annonces, notes de production.

en savoir plus sur Steven Spielberg : sa filmographie

 

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quelques sites pour poursuivre la route

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