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CHARISMA
Japon, 1999, de Kiyoshi Kurosawa, avec Yabuike Yakusho KojiIkeuchi Hiroyuki, Jun Fubuki, Yoriko Doguchi...
Pitch : Yabuike, un brillant inspecteur de police est dépêché sur les lieux d'une prise d'otage. Le ravisseur lui transmet un étrange message demandant de rétablir "les règles du monde". La prise d'otage vire à l'hécatombe. Yabuike, mis à pied par ses supérieurs s'exile dans une forêt. Il y découvre une communauté déchirée autour d'un arbre maléfique appelé Charisma...

 

La dialectique de l'arbre

    C'est en tout cas ce que semble montrer Charisma. Si Kiyoshi Kurosawa est aussi incompris de la plupart des critiques français, c'est sans doute à cause de son passé de réalisateur de films érotiques, de séries B, ou encore de films ultra-violents, avec leur lot de flics désabusés, en quête de vengeance; mais son 18ème film marque un tournant déjà annoncé au fil de sa filmographie. C'est certainement l'expression la moins originale qui soit, si l'on veut parler de Kiyoshi Kurosawa, mais elle est pourtant parfaite: il a réussi à se faire un prénom dans le cinéma japonais actuel.

    Dans Charisma, le spectateur est comme la forêt: partout et nulle part à la fois. Au fil de l'histoire, on se rend compte que finalement, on ne sait rien; les motivations sont de plus en plus floues, et ce dès la première séquence: un flic est envoyé sur les lieux d'une prise d'otage. Il s'approche du terroriste, hésite, s'en va, revient et le met en joue, mais le laisse tuer l'otage avant de l'abattre. Un plan de l'extérieur venant renforcer le tout, rien dans le film ne nous fera savoir pourquoi Yabuike (le flic en question) a réagi de cette façon; nous ne sommes pas plus dans la confidence que ne le serait un simple témoin de la scène. En cela, Charisma est une fable animiste qui renoue avec le cinéma de Akira Kurosawa, où la forêt est bien plus qu'une scène de théâtre gigantesque, mais un véritable élément, porté jusqu'à l'allégorie, sans lequel rien n'arrive. Ceci est très visible dans Le Château de l'Araignée, par exemple, mais on retrouve également cela dans les films d'animation récents, que sont Princesse Mononoke et Mon Voisin Totoro (tous deux de Hayao Miyazaki, grand spécialiste de l'animisme dans l'animation). Et Kiyoshi Kurosawa est actuellement le seul cinéaste japonais qui s'exporte à utiliser cet élément dans un film "en chair et en os".

    A la suite de cette prise d'otage, Yabuike est mis à pied, et se retrouve dans une forêt, dans laquelle il va découvrir un arbre mangeur d'arbres, autour duquel gravite tout un microcosme social: un jeune homme qui frappe quiconque s'approche de l'arbre, des écologistes qui replantent chaque jour des arbustes qu'ils savent condamnés, et la scientifique qui veut également la mort de l'arbre. L'arbre, d'ailleurs, filmé, lui aussi, comme un personnage, un malade, avec ses bandes, ses compte-gouttes et la structure métallique qui le maintient en place (quoique celle-ci paraisse bien inutile).

    D'abord recueilli par les écologistes, après avoir passé la nuit dans une voiture qui a pris feu, Yabuike va découvrir l'arbre sous leur point de vue, c'est-à-dire les anti-charisma (car c'est le nom de l'arbre). Puis il va passer la nuit dans une station thermale désaffectée où il va faire la connaissance de Kiriyama, le jeune homme qui protège charisma. Il va alors le voir sous le point de vue de Kiriyama. On en revient alors à l'indécision de la première séquence, lors de la prise d'otage: Yabuike n'a pas d'avis; ou plutôt, il semble chercher  quelque chose (ou bien se cherche-t-il?). Tout au long du film, il ne fera que changer de camp, sans jamais vraiment s'impliquer, et sans jamais non plus être là pour simplement profiter des autres. Il serait comme cette forêt, qui voit tout, mais reste toujours extérieure à l'action: il ne fera usage de son arme qu'à la fin du film, n'aidera à aucun moment les écologistes à replanter (un processus d'identification se met alors en place entre Yabuike et le spectateur: aussi hagard que lui, nous sommes promenés d'un lieu à un autre, mais toujours avec Yabuike.), etc... Mais de cette indécision, c'est toute la conception de bien et de mal qui est remise en cause. Lors de la prise d'otage, peut-être n'a-t-il pas tiré à cause du mot que lui a tendu le terroriste (quelque chose comme "la fin du monde est proche"): s'il n'arrive pas à se décider, c'est parce que chacun a ses propres motivations qui, d'une manière ou d'une autre, doivent lui être connues pour qu'il puisse prendre une décision. Et peut-être est-ce la question que se pose justement Yabuike: qui peut juger des actes d'autrui? Et surtout lorsqu'il s'agit d'un problème tel que celui auquel il est confronté: l'arbre détruit la forêt en se nourrissant des autres arbres. Faut-il alors le détruire ou fait-il partie d'un tout duquel il est indissociable? On en revient à l'idée de la fable: la loi du plus fort est toujours la meilleure (?); en effet, Charisma est une fable à bien des égards: certes on peut y voir une métaphore, bien évidente, de le société actuelle (l'oppression des "petits", écrasés par les forts) , idée déjà présente dans la séquence de la prise d'otage, quand le jeune homme se "rebelle" contre le patron d'entreprise, essayant pour un instant de renverser le cours des choses; mais également présente lorsque charisma est finalement brûlé: Yabuike cherche (de nouveau cette idée qu'il semble chercher quelque chose) un nouveau charisma, comme si ce rapport fort/faible était le point d'équilibre sans lequel toute organisation (aussi bien naturelle qu'humaine) ne peut exister. Les petits, se sont aussi les employés pour la protection de la nature, qui ne se décideront à toucher à l'arbre qu'au moment où un collectionneur viendra leur proposer une forte somme en échange de charisma (ils sont en même temps un contre-exemple, puisqu'ils ne sont pas vraiment étouffés par un pouvoir supérieur). Ainsi tous sont, à un moment ou à un autre, les faibles: Yabuike de par son éternelle indécision, qui le contraint à "suivre le mouvement", Melle Jinbo (la scientifique) qui semble poursuivre des expérimentations bien inutiles, et Kiriyama qui soigne l'arbre sans jamais donner de réelle explication,... Ils sont tous dans le "troupeau", gravitant autour d'une idole (charisma, dont le nom fait penser à ce pouvoir d'attirance qu'il exercerait sur eux), pour une raison qui leur échappe (et nous échappe aussi). L'obstination de ces personnages semble être la cause de la vanité de leurs agissements: à force de se battre, on finit par ne plus savoir pourquoi l'on se bat. On peut voir alors se dessiner les contours d'une fable politique, sous deux aspects différents; ce rapport fort/faible crée, dans le film, une déchirure entre les groupes vivant dans la forêt; il ne faut pas perdre de vue le fait qu'en voulant agir sur la nature (que ce soit en protégeant ou en voulant détruire charisma), tous utilisent la force pour imposer leur point de vue, et, qu'ils en soient conscients ou non, ils contribuent à l'idée que la loi du plus fort est la meilleure, en rejetant, en même temps, toute possibilité de cohésion entre ces groupes qui permettrait d'aller dans le sens d'un progrès moral. C'est une première présentation de pessimisme dans le film. Une autre lecture politique de Charisma serait de voir l'arbre comme un dieu muet, fidèle à la pensée déiste, qui laisserait l'homme organiser la politique qui lui convient (le lâcher dans la nature, en quelque sorte),et qui justifierait la vision de l'arbre comme une idole. Le résultat est une société semi-anarchisée, qui conduit plutôt à une vanité finalement désabusée (les écologistes et leur incroyable témérité face aux ravages de charisma) qu'à une réelle volonté d'aller de l'avant.

    Une des grandes originalités du film est ce rapport personnages/forêt; Yabuike ne sachant quel camp choisir, on se balade, comme lui, d'un côté, puis de l'autre, de la frontière entre les antis- et les pros-charisma (et de ce côté, Kiriyama doit se sentir bien seul). Mais pourtant, la caméra est très distante de l'action, et le champ est souvent (et même très souvent) obstrué par des branches, des barbelés...; c'est la forêt qui voit. Comme pour marquer une fois de plus l'indécision de Yabuike, Kurosawa a décidé de raconter son histoire à travers les "yeux" de celle qui observe et subit, sans jamais pouvoir réagir. Et ce qui n'était pour l'instant qu'une technique visant à marquer la neutralité et la perte d'identification (ou au moins le détournement de cette identification, par la présence de Yabuike) devient à présent un élément déterminant: puisqu'il y a, à la fois, neutralité dans la technique, dans les agissements de Yabuike, mais aussi invariabilité du quotidien des autres personnages (Kiriyama repousse encore et encore les assauts des "hommes en noir"), un équilibre se crée; charisma continue à ronger la forêt (condamnée à disparaître, d'après Melle Jinbo), les écologistes à replanter des arbustes, Melle Jinbo à étudier l'arbre.

    Et puis, tout se complique, devient flou. On apprend par la sœur de Melle Jinbo que cette dernière verserait du poison dans le puits, afin de tuer la forêt. On se pose alors beaucoup de questions, surtout qu'aucune raison ne nous sera donnée. La première question étant, bien sûr, de savoir si c'est vrai, il en découle d'autres: pourquoi ferait-elle ça? Charisma est-il vraiment un arbre vampire? Ou bien Melle Jinbo étudie-t-elle l'arbre car il est le seul à résister? Cette dernière possibilité permettrait de comprendre le rôle de Kiriyama: jeune homme fragile, il a trouvé refuge dans cette station/maison de repos. A la mort du propriétaire (dont la veuve est encore là, soignée par Kiriyama), elle tombe en ruine, et Kiriyama décide de rester, avant de découvrir charisma. Et comprenant son état (dû au poison), il va s'en occuper. Bien sûr, tout ceci n'est que pure hypothèse, peut-être Kiriyama est-il vraiment dérangé et s'en occupe sans raison, mais ceci pourrait également justifier la présence des perfusions,... Et cette possibilité est d'autant plus incertaine que la sœur de Melle Jinbo paraît elle-même ambiguë: elle semble vouloir séduire Yabuike, puis le rejette, etc... Une femme vampire, comme représentation humaine de charisma? Peut-être; surtout lorsque l'on apprend qu'elle serait celle qui a mis le feu à la voiture dans laquelle dormait Yabuike.

    Les motivations du film se font alors jour: au-delà de la fable écologique (très vite oubliée) ou la fable politique ( pour laquelle le rapport fort/faible est finalement renvoyé au deuxième plan, du fait du manque de personnage dominant, grâce auquel le rapport de force avec les autres personnages aurait pu se faire; en outre, charisma aurait pu être vu comme un dictateur, qui impose sa loi à la forêt, mais ce point de vue n'est pas assez développé pour que l'on puisse lui accorder de l'importance), c'est une vraie dimension philosophique qui se dessine devant nous: l'hypocrisie surgit, chacun n'agit que pour servir ses propres intérêts. C'est d'autant plus justifié que les employés pour la protection de l'environnement échappaient à cette règle, jusqu'à l'arrivée des collectionneurs. Une fois l'arbre brûlé, tous changent, comme s'ils n'avaient plus rien à tirer de cet endroit: Les écologistes tuent leurs patrons, devenant une sorte de groupuscule anarchiste, en rébellion contre le système (leur tenue noire fait penser à une faction dissidente), et même Kiriyama s'en va. Alors on comprend que ce sont tous les hommes qui sont charisma. Seul Yabuike reste, et se met en quête d'un nouveau charisma, et ce pour deux raisons: l'une, énoncée plus haut, parce que l'équilibre a été rompu, et que, peut-être, il pourra être rétabli par un retour à la situation initiale. D'ailleurs le retour à la situation initiale est le propre de la tragédie et de la comédie; et Charisma est un film très drôle à plusieurs reprises. Yabuike a souvent des airs bouffons, avec son imperméable trop grand, accompagné d'une musique digne d'un western spaghetti. Par ailleurs, cet imperméable trop grand n'est pas qu'un détail comique, il révèle que Yabuike ne vit pas dans un monde qui lui convient. Voilà une autre raison qui permettrait d'expliquer sa passivité durant la prise d'otage: en abattant le ravisseur, il aurait accompli sa mission avec succès, obtenu les louanges de ses supérieurs, et donc fait preuve d'hypocrisie. Car, d'un point de vue personnel, qu'aurait-il gagné en abattant un homme dont il ignore tout, y compris les motivations?

    Ceci nous amène à la deuxième raison pour laquelle il se met en quête d'un nouveau charisma: pour l'idée de quête, justement. Il est comme un chevalier errant, qui se sentirait investi d'une mission, et qui n'aurait de repos qu'une fois celle-ci achevée. Chevalier errant, il l'est à plusieurs titres: pour son imperméable, une fois de plus, qu'il ne quitte jamais, comme une armure impénétrable; pour son arme, qu'il veut récupérer de Kiriyama, car, comme chacun le sait, un chevalier n'est rien sans elle, il devient vulnérable; pour son travail initial, aussi: policier, celui qui est du côté de la justice.

    Et on en revient à la première raison: en rétablissant l'équilibre, il obtient une nouvelle chance de trouver sa voie. Le dormeur doit se réveiller. Et de sommeil, il en est question à plusieurs reprises dans
Charisma. Le tout premier plan du film montre Yabuike, endormi sur un banc (le sublime cadrage le montre comme sur scène une de théâtre; on aurait difficilement pu trouver plus belle ouverture).Plus tard, il passera la nuit dans la voiture incendiée, puis dans la station délabrée. A chaque fois, il sera réveillé, comme si personne ne voulait de lui. S'il n'arrive pas à se fixer quelque part, c'est parce qu'il n'est jamais dans un monde qui lui convient. Et sa condition physique révèle son statut par rapport aux autres: sale et balafré, tandis que les autres sont irréprochables de propreté, que ce soit Kiriyama (qui vit pourtant reclus, dans un endroit insalubre) ou les employés. Encore une figure de la société japonaise: l'hygiène est d'une importance cruciale, même en pleine forêt. En opposition à cette dégradation physique de Yabuike, négative, il évolue, ou au moins progresse, dans la réflexion et la compréhension du monde, mais dans un sens positif cette fois; Charisma serait un film qui prône le retour à la nature pour l'homme? Par ailleurs, ce changement permettrait d'aller au-delà du rapport fort/faible, par un retour à l'égalité des hommes devant la nature.

    Mais si c'est ce que semble  penser Yabuike, au premier abord (en tout cas c'est ainsi que vivent les personnages de la forêt), on n'a pas pour autant un film moraliste, qui irait dans le sens d'un retour à la vie la plus simple, en harmonie avec la nature. Au contraire, on se rend nettement compte d'un certain malaise chez ce peuple de la forêt: les problèmes psychologiques qu'a dû rencontrer Kiriyama, le silence inquiétant des écologistes, la folie apparente de Melle Jinbo et de sa sœur. Même dans un lieu comme celui-ci, une certaine hiérarchie se construit et organise la vie de chacun; si la base s'écroule (la mort de charisma), il ne reste plus aux membres de cette communauté que de s'exiler, partir à la recherche d'une nouvelle organisation sociale prête à les accueillir.

    Le pessimisme s'accentue à la fin du film, lorsque Yabuike, en désespoir de cause, fait exploser l'arbre qu'il pensait être le nouveau charisma : en voyant défiler devant lui Kiriyama, Melle Jinbo et sa sœur, qui ne croient plus en rien, il comprend finalement que l'équilibre, la situation initiale, ne pourra être rétabli. L'homme ne sait pas s'adapter, contrairement à ce que l'on pense, mais il fait comme charisma: il absorbe ce qui peut lui servir. Kurosawa joue ici avec la (seule) différence qui existe entre charisma et l'homme : l'homme est nomade et peut se déplacer pour exercer son besoin de supériorité ailleurs. Et Yabuike n'échappe pas à cette règle: lorsqu'il a été viré de la police, il s'est "enfui" pour trouver refuge dans cette forêt. Mais il se libère finalement du reste de l'humanité: il se rend compte de l'hypocrisie humaine. En cherchant un autre charisma, et par là même sa voie, il a découvert qu'il se voilait la face. C'est pourquoi il décide de retourner en ville (en rien différente de la forêt), et de sauver l'homme sur qui il a tiré (afin d'échapper à l'hypocrisie, mais aussi une forme de Rédemption, pour lui qui a tué le preneur d'otage "sans raison"). Le pessimisme s'accentue donc du fait qu'il a compris que rien ne changera jamais, mais également du fait que le pouvoir destructeur de l'homme s'est étendu au-delà des frontières qu'il s'était établi (la société urbaine qui envahit le dernier bastion de l'instinct: la forêt). L'homme y est vu d'une façon des plus négatives: le monde de
Charisma peut être divisé en communautés: Kiriyama, les écologistes, les scientifiques.... Et celles-ci se sont organisées autour de charisma comme pour assurer leur propre survie; ainsi, il n'y a pas de cohérence entre elles (qui passerait par l'entraide, par exemple), mais au contraire elles rivalisent de négativisme. On rejoint l'idée de leur anarchisation, de par leur nihilisme même, qui d'ailleurs vient séparer les groupes (les deux soeurs semblent agir l'une contre l'autre; les ouvriers tuent leurs patrons). Yabuike y serait même le plus nihiliste par son attitude en tout point identique à charisma: muet, il agit sans parti.

On retrouve dans Charisma les thèmes de Kiyoshi Kurosawa: la recherche d'identité (de Serpent's Path à License to Live), le vampirisme, ou plutôt le pouvoir de profiter d'une situation (Suit Yourself or Shoot Yourself- The Hero). Et toujours ce pessimisme, qui fait que les films ne finissent jamais bien (voir License to Live, dans lequel la fin vient noircir une histoire pourtant de plus en plus positive, comme pour signifier que rien n'est jamais comme on l'espère). Mais là où Charisma se démarque, c'est par l'incroyable complexité de son récit, pourtant, apparemment, très simple, notamment grâce aux dimensions politique et philosophique. On l'a beaucoup dit, et à raison: Kurosawa est un réalisateur qui s'améliore de film en film (et certaines revues le considère déjà comme un des grands de ce début de millénaire, voire même LE grand réalisateur japonais actuel). Incompris d'une majorité du public, il est vrai qu'il demeure un cinéaste hermétique, et la préférence actuelle, en matière de cinéma japonais, se rapproche plus des films de yakusas que des réflexions contemplatives de Charisma (en tout cas, les films contemplatifs de Kitano plaisent beaucoup plus, peut-être en raison de ce mélange d'approche "zen" et de vengeance, sur fond de violence). Mais la bonne réception de License to Live par le public et les critiques français est très encourageante pour la diffusion de ses prochains films, sans compter que d'autres, plus récents, sont encore inédits. Mathieu Jaillet

bio-filmographie de Kiyoshi Kurosawa

 

 

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