■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
UN SINGE EN HIVER 1962, France, de Henri Verneuil, avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Suzanne Flon, Gabrielle Dorziat, Noël Roquevert, Paul Frankeur... Pitch : Ancien fusilier marin devenu hôtelier en Normandie, Albert Quentin avait promis à sa femme pendant la guerre qu'il renonçait à l'alcool. Quelques années plus tard débarque Gabriel Fouquet, un jeune homme récemment séparé d'avec sa femme et venu voir sa fille placée dans un pensionnat. Quentin retrouve grâce à lui une seconde jeunesse et oublie du même coup la vie plutôt paisible qu'il menait ainsi que sa promesse... Un mémorable duo En hommage à Henri Verneuil, disparu le 11 janvier dernier, France 3 a la bonne idée de rediffuser l'un des plus grands films du cinéaste, mené tambour battant par deux des plus grandes stars du cinéma français. Si Verneuil n'avait dirigé jusqu'alors Belmondo que dans un sketch de La française et l'amour (1960), il avait déjà travaillé avec Gabin pour Des gens sans importance (1956) et Le président (1961). L'une des plus grandes qualités de Verneuil était sans doute d'avoir su mettre en valeur le talent des grandes vedettes de l'époque avec des rôles sur mesure, associés à des scénarios corrects et un sens du rythme très appréciable, surtout dans ses futurs films d'action à gros budget. Il n'est donc pas étonnant que des comédiens aussi populaires que Fernandel, Gabin, Belmondo, Delon ou Ventura aient pris autant de plaisir à travailler plusieurs fois avec ce "directeur d'acteurs" par excellence. Pour Un singe en hiver, Henri Verneuil a souhaité (quoi de plus naturel) la collaboration de Michel Audiard et le résultat est une avalanche de répliques mémorables, taillées sur mesure pour ses deux acteurs principaux (lire un extrait dans la rubrique Brèves de comptoir). Il ne reste plus qu'à Gabin et Belmondo de faire leur numéro et, malgré une génération d'écart et des tempéraments différents, leur complicité autant dans la réalité que dans le film est évidente ; le premier dans le rôle d'un hôtelier alcoolique nostalgique de la vie aventureuse qu'il menait autrefois, joue sans surprise mais avec son efficacité habituelle les "vieux de la vieille" bourrus dans la lignée des personnages qui jalonnent les quinze ou vingt dernières années de sa carrière. Il nous offre au passage quelques sacrés coups de gueule rappelant sa prestation dans La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara (1956). Quant au second, après des passages importants chez Godard ou Melville, il laisse libre cours à sa fantaisie (jusqu'alors assez peu exprimée au cinéma) et donne avec beaucoup d'aisance la réplique au vieux lion dans leurs quatre cents coups. Noël Roquevert qui fournit les feux d'artifice pour une pétarade nocturne mémorable et Paul Frankeur en vieille connaissance de Gabin constituent de très bons faire-valoir (au sens non péjoratif du terme) à l'explosif tandem que l'on a toujours grand plaisir à retrouver et qui reste avec Audiard l'atout majeur de ce classique de la comédie. Emmanuel Coll Bio-filmographie de Henri Verneuil
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ Copyright © 2004 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com
quelques sites pour poursuivre la route www.filmdeculte.com Hkcinemagic http://analysefilmique.free.fr www.revue-eclipses.com Écrans pour Nuits Blanches
|