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Édito : 26 juillet 2004
"Yeah, Yeah, Yeah" ! * I'm going nowhere, don't look so scared Tout d'abord vous dire que le nouvel album des Cure est une merveille que l'on écoute rapidement en boucle. Un bijou, une perle, un remède contre ce bas monde ! D'aucuns se demanderont la raison qui nous pousse à le crier de toutes nos forces dans l'édito d'un site consacré au cinéma. Ceux-là n'ont donc rien compris à ce qui nous motive et il serait presque inutile de les renvoyer à la fameuse phrase du poète portugais Fernando Pessoa : "La littérature, comme toute autre forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas". Vous dire ensuite que l'autre événement culturel du mois de juillet fut indéniablement signé par le cinéaste taiwanais Tsai Ming-Liang, qui n'en est pas à son premier chef-d'œuvre, à travers la sortie française du sublime Goodbye, Dragon Inn (deux articles et une analyse de plan). On entre dans le film, intrigué, on en sort comme l'on quitterait un temple, avec l'envie d'y retourner aussi vite. La lenteur des plans composés par Tsai Ming-Liang ont la grâce des meilleures partitions musicales. Si les personnages de l'intrigue ne prononcent que trois phrases durant 80 minutes, la richesse de l'espace sonore du film fait sens plan après plan. Si Tsai Ming-Liang vient du théâtre, il a eu raison de choisir l'outil cinéma qu'il maîtrise et triture comme un peintre de génie. Nos regards se tournent maintenant vers le nouveau film de M. Night Shyamalan, The Village, qui recouvrira les écrans français le 18 août, juste pour notre retour de vacances. Dans l'attente, pour entrevoir un premier bilan annuel, nous nous féliciterons de la reprise du SITE DU CINÉPHILE et la régularité de ses publications sur le Web, après une année 2003 hantée par le doute et la guigne. Nous avons recentré notre intérêt autour de la cinéphilie et n'avions jamais autant couvert l'actualité cinématographique. Comment ne pas être motivé par les merveilles que nous a apportées le cinéma coréen (Memories of Murder, Printemps, été, automne, hiver... et printemps), japonais (Séance, Shara), espagnol (Te Doy Mis Ojos), israélien (Broken Wings) ou encore marocain (Les yeux secs). Si le jeune cinéma français fait, certes, grise mine l'on ne peut que se satisfaire des dernières livraisons des Depardon (10E Chambre, instant d'audience), Rohmer (Triple agent) ou Emmanuel Poirier (Chemins de traverse). Quant à la ressortie du remarquable Plein de super d'Alain Cavalier, elle ne pouvait que nous apparaître salutaire à une époque où la solidarité et convivialité ne riment pas avec action gouvernementale de Droite. Cet indéniable problème de casting nous pousserait presque à reproduire la même rage que Robert Smith dans le nouvel album des Cure. Une merveille, croyez-nous sur parole.
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décembre : Errare humanum est
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