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VAN HELSING
Monstres de foire Ce qu'on savait de Stephen Sommers, c'était sa grande générosité à ne jamais laisser son public repartir les yeux vides (l'esprit si, mais bon c'est de l'entertainement !). Un cri dans l'océan filtrait bon avec le B movie artisanal, La momie avait une belle rigueur et un fort capital sympathie. Quant à sa suite (Le retour de la momie), elle avait bénéficié d'une excroissance dans la démesure avec son empilage de poursuites, de batailles, une pièce montée imposante. De Van Helsing, l'on
manifestait une sérieuse attente, tout d'abord le résultat d'un gros travail
de pré production (sublime concep'art) et une influence gothique qui faisait
baver, entre le Vampire D Hunter de
Yoshiaki Kawajiri et le jeu vidéo Castelvania de Konami.
Croisement entre plusieurs créatures d'Universal (le studio est aux anges
puisque cela permet de relancer plusieurs franchises en même temps), Dracula,
la créature de Frankenstein, le loup garou, et jouant la fibre nostalgique - c'était
mieux avant - dès son ouverture reussie en noir et blanc. On partait donc
confiant (chasse des villageois, expressionnisme, rejet et solitude propre aux
freaks). La première demi heure, confortable, faisait espérer le meilleur (Dr
Jekyll et Mr Hyde parfait), mais la suite souffre d'anémie croissante dans la
laideur.
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