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VAN HELSING
U.S.A., 2003, de Stephen Sommers, avec Hugh Jackman, Kate Beckinsale, Richard Roxburgh, David Wenham, Will Kemp...
Pitch : Gabriel Van Helsing est un chasseur de démons et monstres en tous genres : après avoir réglé son compte au Docteur Jekyll et Mister Hyde à Paris, le voilà sur les traces du comte Dracula, un vampire vieux de 500 ans qui projète d’envoyer sa progéniture sur le monde entier. Van Helsing a pour allié le frère Carl, bricoleur de génie, Anna Valerious, la dernière princesse gitan, mais aussi la créature du Docteur Frankenstein ! Ensemble, ils doivent affronter les femmes du Comte, mais aussi un lycanthrope et d’autres créatures malfaisantes. Du Vatican à Budapest, en passant par la Transylvanie, Van Helsing découvrira ses origines surprenantes... 

 

Monstres de foire

    Ce qu'on savait de Stephen Sommers, c'était sa grande générosité à ne jamais laisser son public repartir les yeux vides (l'esprit si, mais bon c'est de l'entertainement !). Un cri dans l'océan filtrait bon avec le B movie artisanal, La momie avait une belle rigueur et un fort capital sympathie. Quant à sa suite (Le retour de la momie), elle avait bénéficié d'une excroissance dans la démesure avec son empilage de poursuites, de batailles, une pièce montée imposante. 

    De Van Helsing, l'on manifestait une sérieuse attente, tout d'abord le résultat d'un gros travail de pré production (sublime concep'art) et une influence gothique qui faisait baver, entre le Vampire D Hunter de Yoshiaki Kawajiri et le jeu vidéo Castelvania de Konami. Croisement entre plusieurs créatures d'Universal (le studio est aux anges puisque cela permet de relancer plusieurs franchises en même temps), Dracula, la créature de Frankenstein, le loup garou, et jouant la fibre nostalgique - c'était mieux avant - dès son ouverture reussie en noir et blanc. On partait donc confiant (chasse des villageois, expressionnisme, rejet et solitude propre aux freaks). La première demi heure, confortable, faisait espérer le meilleur (Dr Jekyll et Mr Hyde parfait), mais la suite souffre d'anémie croissante dans la laideur.

    Alors que nous pensions tenir un bel hommage aux productions de la Hammer et Tod Browning, tout s'effondre devant l'inflation croissante dans l'action. Pas cinq minutes de répit (personnages broyés, baladés, projetés de haut en bas), comme si nous assistions à chaque fois au ride final. Assourdissant et puéril, au bout d'une heure c'est l'ennui. Le récit, sans jointure entre deux combats, ne semble reposer sur aucune voûte solide, se répétant à loisir sur les enjeux (spécial cancre) et vomit toute les possibilités d'affrontements au milieu d'un bordel à peine organisé. Mouvements de caméra partant dans tous les sens, emphase hallucinante sur chaque plan, aucune construction scénique ordonnée, encore moins narrative. L'écran déborde d'éléments grossiers, tous faux bien entendu (éclairs, jet de lumière, crépitement), une véritable croûte numérique. Dracula joué par Richard Roxburgh ne ferait pas peur à un nourrisson, marche ridiculement à la verticale, se crispe pour inspirer la crainte. Pathétique ! Et c'est censé être inspiré de Brian Stocker ! Le pauvre s'enfoncerait un pieux dans le cœur en voyant une telle tambouille. Sommers semble s'être vendu à la dégénérescence attractive des blockbusters mal torchés, malgré l'amour sincère qu'il porte à ses sujets et au genre, rien n'y fait. Trop pleine, trop boursouflée, sa générosité à cette fois joué en sa défaveur A conseiller seulement pour les fanatiques hardcore de grand huit à gerbe. Cédric Gentaz

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches