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I, ROBOT d'Alex Proyas

La première séquence du film commence sur le réveil du personnage de Will Smith. De guerre lasse, il éteint son réveil et entame les préparatifs du matin avant de partir au travail. Petit déjeuner, toilette, habillement, tout y passe. Le personnage a l'air rodé à ce genre de préparatifs. Au final, il chausse sa paire de baskets (l'on apprendra qu'elles font référence au lointaines années 2000). Dans la version française, il laisse alors échapper ce commentaire d'auto-satisfaction : "T'es trop beau" ! Phonétiquement, il suffit d'enlever le "T" du superlatif pour obtenir le mot "ROBOT". La phrase devient alors, "T'es robot" ! Contradiction totale avec la haine du personnage pour les robots. Le film serait-il à relire à travers la haine du héros pour lui-même (l'on apprendra que suite à un accident, une partie de son corps est "bionique") ? De plus, le personnage est noir et collabore avec une femme blanche qui lui est socialement et intellectuellement supérieure. D'ailleurs, même s'il la sauve, nous n'avons guère droit au baiser final. Les robots auraient-ils pris la place des anciens esclaves ? Voilà des éléments qui permettent de comprendre la motivation de la haine du personnage de Will Smith. D'autre part, après tant d'efforts, il méritait tout de même un fougueux baiser. L'Amérique n'en sortira décidément pas de son infâme passé. (le 29.07.2004, Michel Marques)

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

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