CINÉMA

FILMS TV SÉRIES TV NANARS DOSSIERS BRÈVES de comtoir
                         INTERVIEWS DVD AUTOPSIE ABÉCÉDAIRE RÉDACTION PAGE d'ACCUEIL

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■  

 

Paul Newman in 'The Verdict

THE VERDICT
U.S.A., 1982, de Sidney Lumet, avec Paul Newman, Charlotte Rampling, Jack Warden, James Mason, Milo O'Shea...
Pitch : Avocat déchu et alcoolique, Frank Galvin prend en main une affaire qui pourrait relancer sa carrière : à la suite d'une erreur d'anesthésie, une femme entrée à l'hôpital pour y accoucher est tombée dans un coma profond et irrémédiable. Avocat des plaignants, Galvin va toutefois devoir affronter un puissant cabinet d'avocats travaillant pour l'hôpital accusé...

 

Grands numéros d'acteurs

    En réalisant The Verdict en 1982, le cinéaste Sidney Lumet (né en 1924) ne se retrouvait pas en territoire inconnu : le système juridique américain était déjà au centre de son premier film, Twelve Angry Men (Douze hommes en colère) en 1957. Mais ici le personnage principal de cette histoire de procès est un avocat raté et alcoolique, Frank Galvin (Paul Newman) qui va tenter de retrouver une certaine dignité dans sa profession en acceptant une affaire qui semble assez simple. En effet, la jeune femme qu'il défend (par l'intermédiaire de sa sœur et de son beau-frère puisqu'elle est dans le coma) a été victime d'une erreur médicale indéniable. Les plaignants réclament seulement des dommages et intérêts à l'hôpital mais Galvin, qui a retrouvé le moral, décide d'aller jusqu'au procès. Il va toutefois se heurter à un cabinet d'avocats mené par Ed Concannon (James Mason), un vieux ténor du barreau, qui défend les intérêts du médecin accusé.

    L'homme seul et de surcroît déchu face à une institution solide et rodée (le juge austère et conformiste, l'avocat retors usant de son influence), ce n'est pas certes pas original, mais Lumet maîtrise son sujet et le traite sous un angle dramatique et sombre jusqu'à un dénouement sans surprise, à la dernière minute. Si The Verdict bénéficie du savoir-faire de son réalisateur et du scénariste David Mamet (qui adapte ici un roman de Barry Reed), il trouve en un casting impeccable son plus grand atout. Auréolé de cinq nominations infructueuses aux Oscars (meilleurs film, réalisateur, acteur, acteur dans un second rôle et adaptation), l'œuvre de Lumet réunit donc Paul Newman, dans un émouvant contre-emploi de "loser" refaisant surface sur le tard avec comme seul appui le sentiment d'avoir la justice de son côté, et James Mason, idéal interprète du vieil avocat renommé, retors et manipulateur prêt à tout employer pour gagner ses procès (l'une des dernières prestations marquantes de ce grand acteur). Charlotte Rampling trouve un emploi standard de femme mystérieuse et sensuelle dont Galvin s'éprend. Parmi les seconds rôles, signalons Jack Warden, déjà présent en juré dans Twelve Angry Men et ici ami fidèle du personnage principal. Enfin, si vous observez attentivement les figurants lors de la scène du procès, vous trouverez un certain Bruce Willis (non crédité au générique), qui déjà faisait une apparition dans Prince of the City (Le prince de New York) du même Sidney Lumet en 1981 mais qui ne deviendra célèbre que quelques années plus tard... Mon verdict : malgré un goût de déjà vu, The Verdict peut être considéré comme une référence parmi les "films à procès" relativement récents. Emmanuel Coll

 

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■

Copyright © 2004 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com   

 

quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches