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THE LADYKILLERS
U.S.A., 2004, de Joel et Ethan Coen, avec Tom Hanks, Irma P. Hall, Marlon Wayans, J.K. Simmons, Tzi Ma, Ryan Hurst...
Pitch : Le Professeur Dorr, un Sudiste élégant et courtois, a décidé de dévaliser le casino d'une bourgade tranquille. Il a pour cela un plan machiavélique : percer un tunnel jusqu'à la salle du coffre. Ainsi, il réunit quelques hommes dont un spécialiste en explosifs, un gros bras et un jeune infiltré au sein même du casino. Dorr décide de s'installer chez une vieille dame auprès de laquelle il se fait passer pour le leader d’un groupe de musique baroque. Il faut que la ruse marche car cette dernière habite tout près de l’endroit stratégique et… dispose d’une cave aux murs particulièrement friables ! Mais quand elle découvre la raison exacte de leur présence, les malfaiteurs se retrouvent obligés de la tuer. Ce qui s’avère bien plus difficile que prévu...

 

Bien chiadé ne profite qu'à moitié

    Un doute persiste. S'il convenait aujourd'hui de rédiger l'éloge funèbre des Coen brothers, l'on se ravirait à évoquer leurs différents Blood Simple, Miller's Crossing, Barton Fink, Fargo, Big Lebowsky ou autre The Barber pour leur principale force, le mélange des genres et la parfaite maîtrise des différentes tonalités. Il serait pourtant difficile de ne pas évoquer l'étrange dichotomie qui aurait rongé leur oeuvre. S'étant au fil de leurs fleurons imposés comme de grands cinéastes, force serait de reconnaître que le duo se serait pourtant encanaillé au début des années 2000, persistant à explorer le délicat continent de la comédie. Avec O Brother tout d'abord, Intolerable Cruelty ensuite et en 2004 The Ladykillers qui aurait fini de nous alarmer. 

    Certes parfaitement mis en scène (on n'en attend pas moins des frères Coen) et remarquablement porté par la performance de Tom Hanks, The Ladykillers laisse pourtant un goût amer. Si les frères Coen excellaient dans la mise en scène des américains de base (The Dude en étant la plus merveilleuse expression dans le sens où elle s'imposait comme une référence incontournable), leur acharnement à étirer un panel de blagues potaches et scatologiques laisse ici sceptique. O Brother et Intolerable Cruelty leur permettaient de s'amuser avec l'effet cartoonesque, le remake qu'il font aujourd'hui du film éponyme de Alexander Mackendrick attire à peine l'attention. 

    Qu'est devenu le cinéma des frères Coen ? Signé du nom d'un cinéaste débutant ou d'un Woody Allen (son Small Time Crooks, que rappelle à bien des égards le présent film, eut en son temps cet effet), The Ladykillers aurait parfaitement satisfait l'audience mais la signature des frères Coen consterne ici plus que de raison. Gageons que l'heure n'est pas aux enterrements et que les frères Coen renaîtront de leurs cendres. La prochaine fois si possible ! Anne Ségolène

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches