■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
MEAN CREEK
La rivière sans retour Il manque indéniablement quelque chose à Mean Creek pour poursuivre l'exploration du monde de l'adolescence entamée avec maestria par les films de Larry Clark (Bully, entre autre), Michael Cuesta (Long Island Expressway) ou encore Catherine Hardwicke (Thirteen). Le premier long métrage du jeune Jacob Aaron Estes, né en 1973 (il avait précédemment réalisé un court métrage :Summoning), n'est en rien animé par l'idée du conflit, que ce soit entre couches sociales, identités sexuelles ou simplement individus. A l'image de la rivière où se joue le drame de l'intrigue, tout coule finalement de source dans Mean Creek, du premier baiser au premier meurtre. Après avoir remis en cause le sort qu'ils réservaient à George (l'humilier pour lui faire payer sa violence) et avoir indirectement commis l'irréparable (le garçon tombe à l'eau et se noie), le groupe d'amis déplore dans sa grande majorité ce qui est arrivé. A l'exception de Marty (le seul à vivre dans un état de rébellion ; il invoquera d'ailleurs "le destin" pour commenter l'incident motel), tous choisissent la solution de l'aveu, motivé par les remords. Chacun regrette même de ne pouvoir revenir en arrière malgré la certitude acquise que George était bel et bien un être autant animé par la violence physique que verbale. Malgré de très belles scènes, parfois aussi amusantes qu'émouvantes (celle où Millie prépare puis pose ses questions à Sam), Mean Creek reste lisse. Tout finit par s'y justifier et rentrer dans l'ordre, même la fuite de Marty, le personnage en marge. Les qualités du cadre, voire la beauté de certains plans (pensons au photogramme repris pour l'affiche du film), la mise en scène et la direction d'acteurs n'offrent pourtant pas au film la possibilité de s'élever au-delà de l'anecdotique. Le premier long métrage de Jacob Aaron Estes ne gêne finalement personne. Espérons par conséquent qu'il ne soit pas rapidement oublié. Sans doute bénéficiera-t-il de la présence au casting du jeune Rory Culkin (révélé au grand public par Signs) et Scott Mechlowicz (acteur de théâtre indéniablement doué). Anne Ségolène
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ Copyright © 2004 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com
quelques sites pour poursuivre la route www.filmdeculte.com Hkcinemagic http://analysefilmique.free.fr www.revue-eclipses.com Écrans pour Nuits Blanches
|