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COLLATERAL DAMAGE (DOMMAGE COLLATÉRAL)
U.S.A., 2001, de Andrew Davis, avec Arnold Schwarzenegger, Francesca Neri, Elias Koteas, Cliff Curtis, John Leguizamo, John Turturro...
Pitch : Gordy Brewer est un honnête citoyen américain, un pompier courageux. Malheureusement, alors qu’il coulait des jours heureux avec sa femme et son fils, ces derniers trouvent la mort dans un attentat à la bombe, visant le Consulat de Colombie. Gordy s’en remet alors aux autorités américaines pour rendre la justice et punir les responsables. Mais la CIA refuse de s’engager dans cette opération périlleuse, qui risque de compromettre des années de diplomatie. N’écoutant que son courage et sa révolte, Brewer décide de se lancer lui-même aux trousses du terroriste. Après s’être renseigné sur Internet et à la télévision, il part avec sa boussole et son baluchon. Direction : la Colombie...

 

L'éternel retour ?

    Au regard de l’analogie entre son sujet et les attentats du onze septembre, Collateral Damage (Dommage collatéral) était programmé comme le grand retour du blockbuster réactionnaire. Contre toute attente, ce succédané des produits Joel Silver échappe au bellicisme craint en amont. Vis-à-vis des interventions du Pentagone à l’étranger, il manifeste même plus de réserve que Between Enemy Lines (En territoire ennemi) – pas dur – voire que Black Hawk Down (La chute du faucon noir).

    L’incontournable militaire / agent de la CIA, incarné par Elias Koteas, est dépeint comme un homme compétent, ensuite dépassé, irresponsable sur le terrain, puis de nouveau réactif, avant que les scénaristes ne tranchent de façon un peu arbitraire. De bout en bout, Collateral Damage évolue donc en eaux troubles, empêtré dans un discours acrobatique où l’on décèle autant une incapacité à capter les enjeux qu’un désir de ne pas (trop) bâcler les implications soulevées. Pour s’en détacher, le film propose des accélérations narratives – le voyage de Schwarzenegger en Colombie – afin d’aboutir au plus vite à l’essentiel : l’action.

    La part nostalgique pour certains, rétrograde pour d’autres, de Collateral Damage se concentre dans la lisibilité du découpage et du montage étant entendue la contre-performance de sa vedette. Interprétant de nouveau un agent hanté par la perte de femme et enfant, Schwarzenegger a troqué son regard impitoyable pour des grimaces inquiètes, à la limite de l’aigreur d’estomac. Le corps, lui, accuse le coup de la lourdeur. Assommer un garde, lancer une grenade constituent le minimum syndical dont le comédien, à la fois ridicule et émouvant, s’acquitte de justesse.

    Obsédé par les impératifs de la course poursuite (il n’y a qu’à se souvenir de The Fugitive), Andrew Davis compense cette inexistence corporelle en essayant de crédibiliser chaque élément : la part historico politique (échec) comme le pur divertissement (petite réussite). Toutes proportions gardées, on peut saluer son métier à un stade où les os craquent et où un mécanique " I’ll be back " se fait en vain attendre. Gautier Denneulin

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

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