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BRIDGET
France/U.S.A., 2001, de Amos Kollek, avec Anna Thomson, David Wike, Lance Reddick, Julie Hagerty, Arthur Storch, Mark Margolis...
Pitch : Bridget voit sa vie bouleversée le jour où son mari est assassiné. Seule, ayant perdu la garde de son fils, elle doit faire face. Pendant une dizaine d'années, de petits boulots en plans galères, de soirées sordides en colocations, elle tente sa chance, à la recherche d’argent et en manque de son fils. Un homme âgé et condamné vient lui faire un jour une étrange proposition...

 

Dis-moi qui est ton personnage, je te dirai qui tu es

    Bridget, dernier film en date d'Amos Kollek, cinéaste new-yorkais cinquantenaire tellement boudé dans son pays que son producteur est français, nous offre à nouveau un portrait de femme, incarnée une fois n'est pas coutume par Anna Thomson (mais on ne s'en lasse pas), déjà présente dans Sue, Fiona, Fast Food Fast Women et apparaissant de manière périphérique dans Beirut et le documentaire vidéo A Bitter Glory, réalisé juste après le 11 septembre 2001.

    L'on connaît la proximité entre Amos Kollek et Anna Thomson, l'un ayant révélé l'autre en France et vice-versa. Dans la thématique centrale qu'il explore, le film décline cette union entre le réalisateur et son actrice, poursuivant volontairement le voyeurisme. Intitulé Bridget, le film aurait pu se nommer "Thomson". Qui est d'ailleurs cette Bridget ? Une femme perdue dans une vie composée par une suite d'aventures rocambolesques. Après s'être mariée pour un million de dollars avec un attardé mental (argent qui doit lui être remis 5 années après la noce et qu'elle compte utiliser pour récupérer son fils dont la garde lui a été supprimée après l'assassinat de son mari), elle va chercher de la drogue au Liban (toujours un besoin d'argent). Le film est évidemment à l'image de Bridget : généreux, parfois fouillis, parfois too much. Très drôle et très triste. Humain à l'extrême. Le film est surtout à l'image d'Anna Thomson qui, en entrant dans son personnage, semble entrer en thérapie.

    Mis à nu dans tous les sens du terme avec la nonchalance qu'on lui connaît, le corps d'Anna Thomson éveille ici un désir de voyeurisme dont

    Restent de sublimes séquences improbables que Bridget/Thomsom traverse avec sa valise et son chapeau trop grand, comme la frontière entre Israël et le Liban. Rien que pour ce cinéma là, Bridget a raison d'exister. Michel Marques et Pierre Van Mael

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches