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BOWLING FOR COLUMBINE
U.S.A., 2002, de et avec Michael Moore...
Pitch : Michael Moore a décidé d’enquêter sur l’attirance que les États-Unis ont toujours eue pour les armes. Il commence son documentaire par une banque qui offre un pistolet à chaque nouveau client. Mais le sujet du film le ramène à sa propre enfance. A l’âge de quatorze ans, élevé dans le Michigan, une région où les gens sont très attachés à la chasse, il gagna un prix de tireur d’élite, et reçut ainsi une adhésion à vie à la Nationalité Rifle Association (NRA), lobby des armes américain dirigé par Charlton Heston. De l’intérieur des États-Unis jusqu’au Canada, Michael Moore interroge ceux que la possession libre des armes effraie et essaie de déterminer pourquoi les gens se sentent rassurés avec une arme...

 

 

 

Gun Crazy

    Le titre annonce la couleur du nouveau brûlot de Michael Moore. En 1995, rappelez-vous, deux jeunes garçons font une partie de bowling dans la ville de Columbine. Quelques heures plus tard, ils se rendent au Lycée de leur ville, bien décidés à massacrer 12 élèves et un professeur et à blesser des dizaines d’étudiants, avant d’en finir avec leur propre existence. Le pays est choqué… Tellement traumatisé que le président lui-même se rendra sur place pour y faire un discours plein de sa rengaine habituelle sur les armes. Évidemment, un tel sujet relayé de façon totalement irréelle par les médias internationaux ne pouvait qu’inspirer une nouvelle diatribe vidéo à l’inénarrable Moore.

    Moore est très mal vu dans son pays mais c’est là toute la force de son travail. Il remue ciel et terre pour parvenir à ses fins et le reste du monde l’écoute souvent avec ravissement. La grande difficulté du laborieux travail d’enquête consistait à établir un lien entre les fabricants d’armes et cet événement terrible. C’est l’occasion pour Moore de définir l’américain armé type… Il aborde des thèmes de polémiques comme le racisme paranoïaque des blancs à l’égard d’une population d’origine diverse, la facilité déconcertante avec laquelle n’importe qui peut acheter une arme dans une banque et l’essayer librement et évidemment le perpétuel retour au deuxième amendement, évidemment archaïque mais si cher aux amoureux de la Constitution. Le discours est parfois complexe, et peu convaincant, surtout lorsque Moore s’attaque aux arcanes noueuses de l’industrie des armes, mais le sujet atteint sa cible sans trop de problèmes. Une note toutefois décevante sur le lyrisme démagogique et peu novateur de Moore quand il diffuse des images d’archives ; " la guerre, toujours la guerre " ; sur l’air galvaudé de Armstrong, " What a wonderful world ". Il n’empêche que ce documentaire aux allures hasardeuses réussit parfaitement à remplir sa mission grâce notamment à un montage délirant et preuve du grand talent de Moore. Yannick Deplaedt

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quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches