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ASTERIX ET OBELIX : MISSION CLEOPATRE
La bd, c'est le film Nous nous attendions au
pire en allant voir Asterix et Obelix : mission Cléopâtre, le
premier film de Claude Zidi étant un navet navrant (quelle allitération !!!). Avec
ses effets spéciaux nationaux humiliants (incrustations approximatives, animation
à peine digne d'une playstation), un Clavier terriblement horripilant nous
refaisant le coup d'un Jacquouille bis, ajoutez à cela un scénario qui accumulait les répliques d'une niaiserie inexcusable et le sujet traité de haut,
on comprend pourquoi Astérix premier du nom était une infâme bouse, une
insulte à Gosciny et Uderzo (la scène du conseil des druides dans la foret était
une horrible trahison, qui plus est d'une rare insolence !). Sans être une avalanche de rire, l'Astérix de Chabat a au moins l'avantage de nous être parfaitement sympathique, ce qui lui permet de remporter notre adhésion. Et Clavier a enfin laissé derrière lui les gimmicks de Jacqouille, on souffle ! Mieux, on ne s'attendait pas à un tel dépaysement, à un tel culot parfois (la scène de la pyramide avec les yeux en dessins animés, la parodie bien amenée de Star Wars avec Dieudonné). Sans oublier de savoureux seconds rôles : Edouard Bear. Jamel Debouzze, lui, dans le rôle du petit architecte débordé Numerobis est enfin crédible et laisse ses tics "cités" au vestiaire, Chabat est égal à lui-même, les pharaoniques décolletés de Monica Belluci (merci les plongées) n'attendent que vos yeux et Gerard Darmont en fait des tonnes. Sans oublier une scène de kung-fu pompée dans son ouverture au plan près au The Blade de Tsui Hark (plongée avec zoom sur la figure du héros, contre plongée avec travelling avant laissant apparaître l'adversaire). Succulent. Pour toutes ces raisons Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre est un film infiniment supérieur sur le plan cinématographique (et tous ses petits clins d'yeux à la bd qui donne toute sa saveur, Obélix baffant jusqu'à plus soif un espion, les oreilles du casque d'Astérix qui se dressent lorsqu'il se fait embrasser). Évidemment, le film reste ce qu'il est, à savoir qu'il ne faut surtout pas l'ériger en monument burlesque qu'il n'est pas, mais il aurait été tellement facile de retomber dans la caricature du premier opus que l'on ne peut que se réjouir devant cet honnête spectacle. Seul bémol de ce nouveau chapitre, on a l'impression d'assister parfois à un méchoui Canal + (la fin y renvoie directement), ce qui pourrait créer une antipathie envers le film. Pour le reste, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre prouve ce que nous savions depuis très longtemps, c'est une sympathique bd. Cédric Gentaz
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